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Le flou de l’œil
l'emprunte de la nuit
voyage au cœur de mon regard
l'ombre des tourments chantant
sur mon cerveau aux fruits murs
le jus coulant parfois acide
quand le poète pleure son silence presque inaudible


J'écoutais ma plume craquer sur le papier
J'étais un vers d'éther
glissant dans mon gosier assoiffé du monde
où le taire serait un dernier sommeil.

Je matraque
Tu t'attaques
Ils s'attardent

saoulant l'épaisseur du passé
l'ivresse accrochée au trottoir
la goutte d'eau n'étant plus
qu'une seule trace sur ce pavé défait
a en devenir calamar
pour ne rien oublier.

J'écris ce que j'étais hier
ce que je n'ai pas vu
J'écris encore aujourd'hui

le miroir sans teint
la lumière éteinte d'un voyage demi-nu
Le polar de mes paupières affaiblies.

Sylvie Girardot
Ittre le 29/04/2011