Nos ennemis, notre corps qui s'enroule
dans le décalage du temps
où l'on croyait encore
à l'immortalité d'une jeunesse magique
où l'on croyait
à nos amours suivant la voie
la voix et les cris


Comprends
combien les jours passent
secouant les girouettes
comme des mots dans ta tête
pour une éolienne de rêve

Comprends
les yeux aux larmes fantomatiques
le chant d'un cygne
sur le fumant d'un lac
quand tu ramais à contre courant

Comprends
tes maux d'enfant
la perte de ton mineur
en mêlant les notes plaquées
sur du vieux papier noir

Comprends moi,
quand je croyais
à mes cris et à ma voix
ma voie suivant l'amour
ma jeunesse magique immortelle
où encore quand je croyais
au temps qui se décale
là où je me suis manquée.

Sylvie Girardot
Ittre le 01/06/2011