Le jouet de tes regards
Par Sylvie le mardi 7 juin 2011, 09:30 - Poèmes - Lien permanent
Nos ennemis, notre corps qui s'enroule
dans le décalage du temps
où l'on croyait encore
à l'immortalité d'une jeunesse magique
où l'on croyait
à nos amours suivant la voie
la voix et les cris
Comprends
combien les jours passent
secouant les girouettes
comme des mots dans ta tête
pour une éolienne de rêve
Comprends
les yeux aux larmes fantomatiques
le chant d'un cygne
sur le fumant d'un lac
quand tu ramais à contre courant
Comprends
tes maux d'enfant
la perte de ton mineur
en mêlant les notes plaquées
sur du vieux papier noir
Comprends moi,
quand je croyais
à mes cris et à ma voix
ma voie suivant l'amour
ma jeunesse magique immortelle
où encore quand je croyais
au temps qui se décale
là où je me suis manquée.
Sylvie Girardot
Ittre le 01/06/2011
Commentaires
Le temps ne fait que s'épaissir pour les poètes vieillissants, et comme le cygne tourmenté par l'approche de l'hiver, ils ne peuvent que produire une lamentation mélodieuse.