Un couloir de silence  où
mes pas me réveillent comme
une douleur sur un mur blanc 

Je suis

lourde comme une haine lourde comme un passé perdu comme un brouillard plié sur le coeur des pauvres et des pierres

mais en courant
J'irai dresser plus haut les clochers déposant ma plume au son de ces clochettes pour qu'elles crèvent mes cris en fanfare les mots tus, tués par ma mémoire grêlés par le vide
Etendre de là haut ces nuits qui me révoltent pour que mes larmes se reposent sur les mousses du ciel quand le temps est trop court
En silence
Je parlerai sur mes carnets de ma poésie prose de mes vers de gris de ce flamant rose à une patte.
Et je rêverai ce sourire quand mes doigts gelés ne sauront plus qu'un jour j'irai le caresser encore. Sylvie Girardot Ittre le 30 Mars 2011