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Des mots sur un trottoir glissant
fait de cailloux qui peinent
comme les ruines banales
comme celles d'un journal.

J'ai fait de ma vie
une tombe de roses
sous les yeux bien trop noirs
d'un brassard que je porte
au silence de ma gorge


A la lampe du plafond
le diable pique mon coeur
ma feuille saigne sa rancoeur
et j'ouvre alors mes vices
à la fleur de ma peau

J'écorche parfois les mots
lorsqu'enfin je m'endors
sur la tombe des roses
de ces hivers meurtris
des renonculacées vivaces
que sont les ancolies.

Sylvie Girardot
Ittre le 09/03/2011