J
                ai
                de
               mon
               pied
              marché
              espérant
             comme ceux
             qui, au sens
             du poème,aiment
            la paix ou bien la
            haine, chardons peine,
           chandelles suspendues à ces
           bunkers de colère ou d'envies
          L'espoir d'une chanson finie qui
         retourne une page en or mise, qui
        hurle à l'agneau que je bourdonnerai
        sous forme de prose dévêtue comme ces
      fleurs par le vent des rives rouges trop
      endormies.Je marche sur le monticule des
     herbes sans un bruit, là où ce fantôme de
     nos folies fait un bruit immortel,errance
     coagulant à mes enfers d'erreurs ailleurs
      Mais qui donc pense à vous dans le fond
       quand vos débats clos plombent l'ennui
        de cris au qui je suis? Simple berger
         en poésie de son pas tremblant,murs
          de sa main qui fuit le fruit mûri
           son propre cri comme l'agneau au
            loup qui s'enfuit sans la peau
              de celui qui écrit, vacille
                à l'haleine endurcie par
                   des nuits! oui juste
                      un mot serti dit
                         en cage d'eau
                              mes cris
                                 aussi
                                  suis
                                   je
                               comme ceux?


                Sylvie Girardot Ittre le 24 novembre 2010