La peur des solitudes emporte une conscience,
plume danse sur les pas de coton
de votre face en graffitis
comme la pauvre petite loque
trainant à terre sous vos feuilles de papier
qui sourient.

Laissez-moi prendre la chute
prendre le blâme Laissez-moi
marcher pour vous quand vos jambes sont faibles
votre armure, votre bouclier d'os laissez-moi
emporter la douleur
une place à la lumière
votre voie par la nuit la plus foncée
vous, liés à mon égoïsme laissez-moi !

elle vous crayonne en rimes
prévoyant le changement
rougissant tous vos rires
forever pour périr,
fort rêveur vers des cendres
prosant tous les mots tendres
quand tout semble un désastre
sagesse de vos maux sans signification
choisissant l'agonie sans fin
et sans ponctuation.

Sylvie girardot
Ittre le 12/11/2010