Le gardien du phare héron
Par Sylvie le mardi 27 juillet 2010, 20:55 - Poèmes - Lien permanent
J'ai égaré mon nom Cherchant sur les côtés de l'histoire un mouvement en haut, vers le silence et part dessus les temps. On peut déambuler dans un couloir obscure ou clair comme l'eau reflétant les pattes du héron ce gardien des rivières comme mes yeux sont gardiens de mes larmes Oser penser parfois au travers du sourire de ma mère les rides creusées par bien des chagrins qui se taisent le jour pour mieux hurler la nuit J'ai égaré mon nom Comme une dentelle qui se détache de mon corps sage et fougueux juste à l' instant des seize ans des années où la curiosité du sexe tenace les rêves. J'ai égaré mon nom Sur le bord de mon lit jouant à la sirène avec mon édredon mes idées folles et l'ivresse de croire au prince Les soeurs prient à cet instant et moi je ris je crois à l'incroyable Les dés sont jetés ma vie est jetée Mes angoisses prisonnières, là! Et je cherche je te cherche dans le labyrinthe tortueux de mes années passées. Je crève mon coeur comme un ballon j'explose et l'expose aux intempéries au temps où je ris je périe doucement. J'ai égaré mon nom Mon nom comme le chien sans collier sans collier et sans nom le sang est-il son nom? Ma chair existe comme une valeur sans valeur mais elle souffre ma chair elle sait souffrir et s'offrir malgré moi. Les pieds nus, je danse je danse sur l'horizon pâle le soleil n'étant plus un témoin qui ferait voir le ventre de mon ombre. L'ombre, elle, elle valse seule comme unie à la lune au clair des rimes sans fond sans fer et sans pardon. J'ai égaré mon nom hier par la passion, par la bêtise par dessus les jardins où il fleure bon dormir Je ne veux plus je ne sais plus dormir, plaire prier, croire. Un désir Celui de crier aux seins de glace qu'ils se réveillent enfin palper l'homme la terre et les draps que les rêves ont froissés La musique, je l'entends elle sort de tes doigts de ton regard elle aide elle ivre elle touche et je jouis sur ses notes même noires. Je pourrais penser à ton image mage d'un jour page d'un instant paire et le père avec nous sans perdre son nom comme j'ai perdu le mien. Tu vois comme tout est clair, s'éclaire et se perd sans se taire sans chercher L'épée rouge à la main le regard figé sur ma plume qui s'égare se gare sur le papier sans payer l'amende, le noyau le PV du temps, je le vois. Je ne souille pas ma mémoire je veux juste oublier mais le temps se tait n'avance que pas à pas à papa qui n'est plus et ne naitra jamais. Je pleure encore sur la tombe de mon passé. Sylvie Girardot Liège le 24/07/2010 * le titre est inspiré d'un titre de chanson Claude Nougaro chantait " Le gardien du phare est rond" Et moi j'avais toujours pensé que c'était "héron" alors je l'écris.