Je peux rêver dans la courbure
de l'étreinte
Des rêves comme le vin
Ivre du mien pour toujours

Je peux jouer à ce jeu pervers
Où nous chassons dans le noir
nos mémoires endormies par le temps

Perceptibles blessures bleuies
par le désir passé
oublier en se propulsant au travers de nos veines
Imaginant le plaisir de revenir à la vie,
Laissant aux morts leur vitrine
leur sourire éteint
Leur peau de chagrin
Sont-ils heureux au moins?


Je veux me mouvoir comme le sable
étendu sous les vagues
Mon bout de coquillage
creusant le coeur de l'amer

Je veux que tu voles avec moi
Arrachant à l'eau
la grâce des cygnes.

Sylvie Girardot
Ittre le 20/07/2010