Le vol de la damière
Par Sylvie le mercredi 23 décembre 2009, 12:54 - Poèmes - Lien permanent
Luttant contre le temps si durement moi je prie mes fantômes qui rient au-delà des mots qui me disent que la guerre est finie songeant au mal qui se faufile du haut de cette enfance. Serais-je donc ce jour longtemps attendu, cette chance d'être comme moi qui permets au vent de parcourir mes mains? Facile de rire sans un remord de mes yeux qui me regardent fixes Serais je donc punie de manger sans compter l'amour que j'ai porté du haut de ma tour blême quand le manque à mes nuits prend le jour pour la nuit? J'ai supporte mon cœur pour voir ce matin qui durerait toujours où rien n'est hasardé même si rien n'est gagné remontant mon col mal boutonné "Jeanrupt avec Moncharvaux" comme il disait Je dois encore saisir le jour en dépit du bon sens, des changements de saisons qui retournent les pages impaires et qui repassent ré-habillant les branches et les sommets A cette bagarre contre le temps si durement je me replie et je supplie de regreffer mon cœur pour voir comment je me suis retournée pour fuir les Jours suivis des jours et des années sans me maudire d'un rejet susceptible du rapace qui tracera les cercles Sylvie Girardot Ittre le 23/12/2009