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Sous le vent la tempête déchaînée de la vie

Où donc en étions nous?
Somnambules élans
...! savez-vous

Que le noir cache du gris
sous les cheveux tressés reprisés par l'instinct

Des pauvres doigts courbés
Que le temps a crochetés
comme une nappe sans fin
à la terre recouverte.

Ce sont ses morts vivants
Et les vivants trop morts qui passent maintenant
Leurs mains qui se confondent
aux bras de ses chemins

De cent ans à mille heures
Secondes décrochées du seul jour qui serait
Reformant nos genoux
En flexion douloureuse

Il a de la bouteille...
des années de tonneaux.

Sylvie Girardot
Ittre le 16/08/2008