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Levant les yeux…ne pas tomber dans le salé
Sans avoir choisi de vivre…nous vivons, tu vis!
Épicé à la sauce natale, l’impression
d’être né aux chiottes bouchées
Ou sur le trottoir d’en face
avec la gueule des défoncés malheureux
Redresse toi disait il…mange la bouche
fermée et ferme la à table!
Bougre étouffé entre les cris et les larmes
qui inondent son regard égaré
Il ne pouvait pleurer sans être de suite destiné à la coiffure
ou à la danse
Des maux et des mots qui reviennent
Qui crient la vérité à en tarir ses yeux à vie.
Sans sécher sa gorge et son ventre
Le sang empoisonné et les veines tendues
Il a mal disait il chaque jour
J’ai mal disais tu chaque seconde
Au travers de ses vers translucides et colorés
Aux travers de ses rêves retranchés et sombres
Et les plumes de ses oreillers buvaient ses nuits mouillées
Le noir comme une éponge rongeait ses os
Il rêvait de crever en morceaux
Et il les sèmerait au vent léger
Pour que tout soit perdu.
Il oubliait de voir que sa vie n’était pas celle des autres.
Sa vie
Avis
Sylvie Girardot
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