Meli les mots

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mardi 14 avril 2009

Trou trouble

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Anathème

Un bouquet

Un bouquet

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Temps brassé

…......................
Sous les fous, j’erre…en verre dur…  
Relis en l’art rivé de bonne heure…
L’essence, 
Ciel rang versant en corps
A vouloir  tant brasser !

Des lyres…
Sous un feu…folle est… 
Folle lie !…en lame
A l’arme par celle d’île...
Art rimé allié d’un pas sage
Des temps dressent au cap à citer
Tant voûtés mains tenant !
…………
Mais joue sur tes deux mains
Encore…accordé…corps
Saoulés par les mois des toits
Ton île à mon aile sans vol sur ce lilas. 

Sylvie Girardot

…......................

Habit de peau

…...........................

Morose …
…Je m’inhume dans les flots de verdure et de champs
M’arrose…
Je me dépouille dans les ondulations
De ces coins sombres qui font peur au hasard
Les doigts greffés aux émotions

Je pose sur le pépin d’ennui
Je suppose...je suis à trop…
Je prose, « je » à ma rose épinant les démons
Avalant des coquilles ou la glaise

Essors …rang de silence en morceaux de rouille…
La feuille ou le crayon  fusain de saule
Trompant  ma chose à mes « j’ose » racontant leur parfum

Et
Je m’élève sur l’horizon aux yeux de velours…
Vers… en  marchant sur les écrits sans nom et sans accent.

Sylvie Girardot

(14/10/2006)
…................

Les lignes du temps


….............................

Colorer sa face en face de soi
Les yeux gris plissés, la bouche rougie
Et s’éclater le front qui sent les vérités
Pour ne plus mentir au cœur fatigué que nous sommes.

Et les larmes rouleront sur les coteaux
Emportant temps et tant de fois
Les écorchures que personne ne voit
Sur lesquelles tes joues ont tant saigné
Blessées aux gifles des « pas tant pis »
Même si on n’y peut rien, les armes épuisées.

Alors, moi, je hurlerai ton nom et ma passion
Et je saurai dire au vagabond que la solitude tue !
…….
Que sa main est aussi chaude que celle des « autres »
Que ses yeux bleus parlent encore et toujours de l’amour
……
Tant que la terre assoiffée ne touchera pas ton sang
Qu’elle lâchera les chevaux de ton lit
Alors je serai face à moi…
Je pourrai sourire à mes peurs qui blessaient tant ces nuits…

Regarde…c’est la lune à midi…


Sylvie Girardot

…....................




Gorgée de vague

…........................

Des éclats de cafard sournoisement se faufilent,
Disloquant les marches de mon échelle
Où je m’échappais courant sur des toits humides.

J’ai perdu le contrôle de mes doigts
Et des mots déferlent en vrac, en sac, en ressac
Mal…frappant maladroitement sur les pages jaunies
Les vagues de l’encre noircie .

Je ne sais plus…
Je ne vois plus le chemin qui m’était destiné
Marchant, errant le néant qui s’offre
Posant mes yeux sur le buvard
Qui, à coup de bleu, absorbe les vers
Et qui ne me les rendra jamais plus !

Et ma tête oublie de m’en souffler des autres
Absente, voilà,  absente de ma mémoire !

J’enferre mes paupières alourdies
J’attends que le violon s’enfle de mes larmes
Pour en faire des notes qui me sortiront de l’enfer
Des éclats de cafard voulant refaire ma vie.

Sylvie Girardot

( 20/10/2006)
…....................




Corps d’eau

…...............



Emaux égrainés en corps d’eau
Dans  la furie des heures
Embrassent les cheveux fous

Nu en page blanche des marges profondes
Prisant les bras et les lèvres
Aimantés aux peaux des amants nés

Parfum en saveur éclairée
Charmant les draps de hauts et de bas
Résille en voile de satin
Recouvrant les paupières de verre
Vitraux éclos
En spirale sans frontière.

Sylvie Girardot

…....................

Il était temps…elle

.....................
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment

Fragile  bulle aiguisée qui peut expirer
Elle a les mains qui bougent pour chasser
Les fantômes du passé si lourd à porter
Que son dos et ses pensées se plient, s’écrient et
Lient son souffle à madame Crainte-peur

Elle a perdu son visage, sa peau, ses os
Ses « osé » et ses vertiges quand la vérité crue a cuit son ventre
Au théâtre ce soir : sans domicile fixe

Qui est donc cette géante au sang fluide qui noie sa chair 
Une ombre dans une rue désertée par les points ?
Les points qui sont là…en suspension

J’avais mal disait elle
Jetant ses poèmes sur la feuille noire
Les yeux ébouriffés manquant l’interrupteur
Trop peut être
Pour dire j’avance ! 


…Juste casser les murs de la tête qui hurle
Qui font défiler les erreurs des temps froids

Et son miroir, son géant fragile

Murmure au travers de son bleu :

Que rien n’est fini

Sylvie

28 moment 13 le 25/06/2007
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Il était temps…émoi

............
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment

C’était presque plus…
L’était il
Quand la fleur fut envoûtée
Par la visée de sa fièvre
Comme les écureuils se fondent
Au pied de l’arbre fort et fière

Loin des lapins
De leurs terriers de chagrin
Pour frôler l’obéissance des mots manqués

Et il gravit le mont géant
Jusqu’à essouffler sa mine
Serrant  sa couverture de survie
Trop peut être !
Au risque de froisser les pétales de la rose

Alors elle lui fera la momie souriante
Enrobée dans ses bandes aux transperces-neige
Lui mettant sa blondeur à nue
Et cavaler dans===< sa peau odorante >===

? Ses frissons  résonnant dans la sienne ?
Au son des remouds en vagues blotties

Rappelant qu’il ne lui manquera plus d’air…
Qu'elle fracassera d'un large geste de la main
La peine
Au sommet de son corps avide
Qui enfourchera  sa fougueuse pensée

Là quand…
Rien n’est fini


Sylvie Girardot
27 moment 12 le 22/06/2007
..........................

Il était temps…place

........................

Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment

C’est un jet en fil  de glace d’une lave sans armée
Embobinant la monotonie
Que le souffleur de vers avait troqué le gris
…Qu’il a souri !

La petite fausse géante
Rougit de vers en vie
Ses pinceaux visant des fleurs
Encre, mine de vert flambant le bleu

Rien n’est faussé…vrai
La couleur est bien là
Un peu trop cachée peut être
Pour que hauteur se presse

Livrée, l’ivresse, lèvres, le vent
L’art délavé à l’esse des blessures
L’eau love en clic l’art osé

Puisque rien n’est fini

Sylvie Girardot
26 moment 11…07/06/2007
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Baya

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Pensée-moi

C'est moi !

lundi 13 avril 2009

Il était temps…rage

........................
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment

Il regarde tomber un vers échappé
Une prose qui vient s’écraser
Salant  ses lèvres « presse » et livides
Pour se noyer dans la gorge nouée de son esprit
Les mains liées à ce vers sang séché

Et il renverse sa tête en riant de plus belle

Désobéi ! avait il écrit
Démonte les démons !
Et brandissez donc votre colère en forme de drap-peau
Celle qu’ils vous ôtent si souvent
Trop peut être
Puisque vos empreintes n’y sont plus !

Alors son rire se change en cri débridé
Clamant avec des fleurs inimaginaires
Et de la prose du grand « CRU »
Que l’art soit en soi, coton et rose

Et j’ouvre la fenêtre aux mots tonnés
Qui ne s’écraseront pas sur les carreaux
Ils iront d’ire en ire
Se désaltérer sur les plaies, les pires et les soupires
Devenir notre art-venir
Puisque  pour moi

Luis ici
Et vous ailleurs où
Rien n’est fini !

Sylvie Girardot
(25) moment 10…Le 26/05/2007
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Il était temps…devoir

.......................
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment
« Solide, solide » disait il
Tout en retournant ses yeux
Pour faire face à la déliquescence qui jouit
En lui clouant la peau sur les os

-Je ne me regarderai plus
-J’emmerde mon chagrin à coups de chagrin

Et il se fouette le cœur
Les bras dans tous les sens
Esquivant le signe au nom du père
Trop peut être
Pour pouvoir étendre ses poings crispés et mourants

Alors je m’ouvre les veines de l’intérieur
Et je le transfuse
Réhydratant un coin de fleurs
Buvant une larme séchée
Sur cette table froissée par ses coudes

Parce qu’il doit exister ailleurs que sur le compte des baisés!
Parce qu’il a osé mouiller ses cils avec sa gueule d’artiste- artiste
Et que là où il est je le peins sur la face de la lune
Sans le plaindre

Puisque rien n’est fini
-CA COMMENCE !-

Sylvie Girardot
(24) moment 9…Le 16/05/2007
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Il était temps…flammes

..........................
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment
Il y a une réponse au temps le plus foncé
Aux  idées quand elles ne comprennent plus rien
A marteler la pensée, n’osant plus penser
Oubliant que respirer est vital pour penser
Quand terré et se taire sont entremêlés

Chaque phrase arrachée de ses lèvres serrées se plantant
Planant et survolant le bout de ses doigts crispés
Tant le géant souffrait de ne plus connaître le feu
Les flammes de vivre qui chauffaient sa peau privée

À la volée, dans ses élans blessés, il parlait en semant des mots
Crachant sa colère sur un monde si et trop bien dressé
Oui, trop peut être !
Pour qu’un poète accepte de se plier en restant muselé

Alors il va aboyé et baver sur la dictature des sens pardon
Ceux qui jettent les pauvres au feu
De peur de les voir crier leur révolte sur ces doux leurres

Parce que rien de ça ne devrait
Parce qu’un homme reste debout
Parce qu’il est né
Même sans papier

La terre et l’entendu
Où rien n’est fini

Sylvie Girardot
(23) Moment 8..Le 17/04/2007
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Il était temps…pire

.................
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment

Les mains retenues  à  l'obscurité,
Où des fleurs puissantes sucrent le papier mâché
Usant les feuilles qui attendaient
Sous le salé de sa colère et de ses cris

Visage poli, sourire forcé
Quand le froid s’est chargé d’engourdir la tête et les pieds
Le géant regarde le soleil glacial à la lueur givrée
Sans baisser ses paupières

Il désire un monde avec des mots nés sans valeur
Une force à son silence
Assez riche pour être entendue
Trop peut être !
Pour que les masques hypocrites tombent

Alors je…
Parce que… !
C’est ainsi
Je dis oui au désir du désir
Car chaque jour
Rien n’est fini

Sylvie Girardot
(22) moment 7 …11/04/2007
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Il était temps…vers halés

........................
Il était temps…vers
Pose sur la pause de géants qui s’aiment
Marchant en vers halés sur la pointe du silence
Mes yeux fixés sur ses cheveux épars
Qui parlent à  l’oreiller
De la nuit agitée qui tourne en rond dans ces rêves obscurs
Et chaque pli de drap enferme ses bouts de peau effondrée
Pour ne pas égarer son odeur
Les mains blanchies serrant son envers tout contre lui 
Trop peut être !
Limitant l’espace juste aux fourmis
Qui figent son corps meurtri

Alors je pointerai mon pas
Vers la couette chiffonnée
Je ramasserai ses frissons semés au coin du lit

Et je mangerai ces miettes pour lui offrir un pain blanc
Pour que ses yeux mouillés soient séchés sans détour
Pour que sa vie roule comme un tambour
Parce que la musique existe partout
Et que la terre tourne à l’an vert et rose

Là
Ici
Ailleurs
Encore

Mais là, oui !
Puisque rien n’est fini

Sylvie Girardot
( 21) Moment 6…31/03/2007
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Il était temps…corps

......................
Il était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment
Vie
…corps

Embarquement immédiat
Du regard trouble au sang chaud
Limpide
Racontant que…

Je le voyais tirant mes cils…
Se glisser derrière mes paupières
Pendant que je dormais tranquille
Pour s’excuser peut être ?
D’avoir touché à mes silences nocturnes
Mais, je l’accompagnerai au partir
Partant à la lueur des envies
Sans pas et sans clôture
Mouvement balancier en heures courbées
Dominant la peau frissonnée
Qui lie l’odeur offrande de mes reins
A l’oubli de ses retenues sans chagrin

Et là, encore
Rien n’est fini
 
Sylvie Girardot
Moment 5 11/02/2007
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Il était temps… 1

...................
Il  était temps…
Pose sur la pause de géants qui s’aiment
-« De ville à vie …
… G à J….
-Deux vies la vie
Pour des « qui » ou des «  quoi » endormis »-

Mes pas, sur des grains, déclinaient
Eclatant le soleil pour vivre dans la nuit
Les yeux fixés sur un point
Trop point peut être !
Séparant chaque battement de cils
Qui se figeaient sur les deux mains
Agir…agir,

Prendre mon marteau à la source
Qui hurle mes douleurs
Il est temps…
Il est temps

Et voguer vers le transparent
« Romantico » ma ville à vie… toi 
Ramera vers les pourquoi
- quand -
Rien n’est fini

Sylvie Girardot
Premier moment…09/2006x
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