Meli les mots

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lundi 20 septembre 2010

Cher chez l'ange

*
*
*
Ouvrant la porte où abondent les odeurs nausées
sans poignée ni serrure
L'ange du sot attentif
évoque à lui seul le génie artistique
priant le peuple des fantômes
prison des mémoires béantes
"que lettres à blâmer brillent
sur-poétique"

Connaissez-vous l'angoisse ?

Ca sent les chiottes, la décomposition bien avancée
cendres de fer brûlé
où le jus bien macéré
fera office de peau

(Perdre sa virginité fut moins pénible!)

La gueule contre les murs,
on se vautre dans le silence
à psalmodier
"affreuse nuit douce nuit
Croutes véreuses à vos souhaits!"

Baisant votre viande vieillissant au gré des vents
Les couteaux jouissent
l'occultisme vautour allumés en rond
l'oeil aux aguets

Pas de grèves ni de trêve
ça roule ma poule
les pieds dans son fumier.

Sylvie Girardot
Ittre le 21/09/2010

vendredi 17 septembre 2010

A nos tristesses individuelles

le monde ouvre son oeil bleu sur 
la face des têtards et des fêtards 
Ce miroir où sa colère devient noire
Le vice du monde en veau de ville de Rome en première page
gris bouillant sur ma pensée en poésie mal armée

C'est bien moi, comme supportant l'échec du monde 
où j'apporte ma modeste contribution.

Je me lève,
il est là, avec son regard austère de bois, 
la langue pendante, avant et après cherchant mon visage
me rappeler que les écrits sont vaches
qu'ils sont moutonneux, boutonneux et mal rasés;

Suis donc cette autre, celle qui se cache sous les draps
celle qui rêve aux couloirs sombres
l'intellectuel fatigué
téléphonant à la lune
pour obtenir son pardon
en chantant chabada bada pour me faire une bonne raison
de vouloir être moi
vouloir être libre.

Mais la terreur, il me la fournit
me mettant les chaines de l'illusion
et je me jette tête baissée
revisitant mes rides
mes cheveux gris
et la cerne bleue
comme un sous produit de ma face enragée
comme un seul produit qui me broie

Un jour, il faudra bien le contempler
en spectateur, déçu peut être
mais sa certitude c'est bien moi
comme quand le monde ouvre son oeil.

Sylvie girardot
Ittre le 17/09/2010

lundi 23 août 2010

Perdre le négatif

.
.
.
Où donc mon corps pourrait aller
dans la main du voyage
loin, 
loin partir en boucle
Ivre, revirement ivre
pendue à la corde aimer
mais qui n'existe pas
qui m'appartient,
puisée dans le miroir  du désir
sans jamais voir le teint

Je suis à  Corfou en Corps de cire
fondant sous le poids
fondant en mer froide
pour se donner  aux chandelles de la folie
hurlant je t'aime
l'écho du silence des jouissances

On tourne!

Mon bras aussi long qu'une jambe
Ma langue perdue dans la bande sonore
sonnant le sort et l'accord
Tes reins fous
déchainés, enchainés
au fruit de mon entaille

M'ayant perdue de vue
je te vois.

Sylvie girardot
Ittre le 20/08/2010

mardi 17 août 2010

Les hommes de pierre



.
.
.
Ces hommes n'avaient comme souci
que de n'être des mufles liés à pierre
posés, immortalisés
leur sexe pendant
le regard vide
les mains ne caressant que du vent

Même quand les chiens pissent à leurs pieds nus
rien ne fit 
Pas un seul "je vous salue Marie"
la peur de perdre un don


Et si ils bougent?
espérant devenir un pont
seront ils maladroits
seront ils encore de marbre
le pire des intempéries?


-Ces géants de granite fragiles sous le chant
des rivières et des vagues
-Ces montagnes sur leurs chevaux qui ne savent plus courir
que dans la mémoire des livres
Ne pas jouir comme le fait un volcan.


Polis, bien polis et bien droits
le regard dirigé vers le ciel
frustrés dans leur cocon artificiel
posés là par un patron
comme la fiente du pigeon
...pollués par le temps

Quand un mendiant sourit!


Sylvie Girardot
Ittre le 17/08/2010



jeudi 5 août 2010

Terre altérée dans la poussière



.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
.O Fermant la cécité de l'ombre, je marcherai*
.O Ficelée à la terre des pauvres, désespoirs*
.O fragmentant l'abandon, la poussière friche*
.O Figeant les regards,braconnant le blé, mur*
.O Froid des mers profondes et des flammes au*
.O fureur de mes cris qui m'ont enchainée ici*
.O Fanal je serai les*
.O Faces de vos faces*
.O façonnant l'amarre*
.O OOOOOOOOOOOOOOOOOOO
.O Fruit des chimères*
.O fanatisées je vous*
.O fair pas play mais*
.O fire,je tire sur vous démons de leur peine*
.O farce de ces prisons construites en béton!*
.O OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
.O Fardée en brun pilé je marche dans les pas*
.O foulant au gré du vent mes idées enfermées*
.O faisant de mon corps un paysan froissé, je*
.O fauche vos maux pour mieux les cultiver et*
.O féconde là je leur*
.O ferai bouffer leur*
.O fumier ! La marche*
.O fébrile et la peur*
.O fribrosée en verte*
.O flambée je suis le*
.O fermier attristé à*
.O flâner, glaner ses*
.O flaques de larmes *
.O fauchant un regard*
.O fleuri encore hier*
.O fumant les espoirs*
.O fanés comme sa vie*
.O OOOOOOOOOOOOOOOOOO*


mardi 27 juillet 2010

Le gardien du phare héron

J'ai égaré mon nom

Cherchant sur les côtés de l'histoire
un mouvement en haut, vers le silence
et part dessus les temps.

On peut déambuler dans un couloir obscure ou clair comme
l'eau reflétant les pattes du héron
ce gardien des rivières
comme mes yeux sont gardiens de mes larmes
Oser penser parfois
au travers du sourire de ma mère
les rides creusées par bien des chagrins
qui se taisent le jour
pour mieux hurler la nuit

J'ai égaré mon nom

Comme une dentelle qui se détache de mon corps sage et fougueux
juste à l' instant des seize ans
des années où la curiosité du sexe
tenace les rêves.

J'ai égaré mon nom

Sur le bord de mon lit
jouant à la sirène avec mon édredon
mes idées folles
et l'ivresse de croire au prince

Les soeurs prient à cet instant
et moi je ris
je crois à l'incroyable
Les dés sont jetés
ma vie est jetée
Mes angoisses prisonnières, là!
Et je cherche
je te cherche dans le labyrinthe tortueux de mes années passées.

Je crève mon coeur comme un ballon
j'explose et l'expose aux intempéries
au temps où je ris

je périe doucement.
J'ai égaré mon nom

Mon nom comme le chien sans collier
sans collier et sans nom
le sang est-il son nom?

Ma chair existe comme une valeur sans valeur
mais elle souffre ma chair
elle sait souffrir et s'offrir malgré moi.
Les pieds nus, je danse
je danse sur l'horizon pâle
le soleil n'étant plus un témoin
qui ferait voir le ventre de mon ombre.

L'ombre, elle, elle valse seule
comme unie à la lune
au clair des rimes sans fond
sans fer et sans pardon.

J'ai égaré mon nom
hier
par la passion, par la bêtise
par dessus les jardins où il fleure bon dormir
Je ne veux plus
je ne sais plus dormir, plaire
prier, croire.

Un désir
Celui de crier aux seins de glace qu'ils se réveillent enfin
palper l'homme
la terre et les draps que les rêves ont froissés

La musique, je l'entends
elle sort de tes doigts
de ton regard
elle aide
elle ivre
elle touche
et je jouis sur ses notes même noires.

Je pourrais penser à ton image
mage d'un jour
page d'un instant paire
et le père avec nous
sans perdre son nom
comme j'ai perdu le mien.

Tu vois comme tout est clair,
s'éclaire et se perd sans se taire
sans chercher

L'épée rouge à la main
le regard figé sur ma plume qui s'égare
se gare sur le papier
sans payer l'amende, le noyau
le PV du temps, je le vois.

Je ne souille pas ma mémoire
je veux juste oublier mais le temps se tait
n'avance que pas à pas
à papa qui n'est plus
et ne naitra jamais.

Je pleure encore sur la tombe de mon passé.

Sylvie Girardot
Liège le 24/07/2010

* le titre est inspiré d'un titre de chanson
Claude Nougaro chantait

" Le gardien du phare est rond"
Et moi j'avais toujours pensé que c'était "héron" alors
je l'écris.

mardi 20 juillet 2010

Du moût à l'eau de vie


Je peux rêver dans la courbure
de l'étreinte
Des rêves comme le vin
Ivre du mien pour toujours

Je peux jouer à ce jeu pervers
Où nous chassons dans le noir
nos mémoires endormies par le temps

Perceptibles blessures bleuies
par le désir passé
oublier en se propulsant au travers de nos veines
Imaginant le plaisir de revenir à la vie,
Laissant aux morts leur vitrine
leur sourire éteint
Leur peau de chagrin
Sont-ils heureux au moins?


Je veux me mouvoir comme le sable
étendu sous les vagues
Mon bout de coquillage
creusant le coeur de l'amer

Je veux que tu voles avec moi
Arrachant à l'eau
la grâce des cygnes.

Sylvie Girardot
Ittre le 20/07/2010

dimanche 20 juin 2010

Impair et manque



Cette chambre solitaire...Je suis 
Perdue dans les raisons qui relèvent
ce rejet atrophié à travers les ruines du passé

En vue une tempête de cils noirs
sous le gris du mon miroir brisé 
un soleil lassé et délavé

J'ai perdu


J'entends ta voix m'appelant encore
déverrouillant ma tristesse une seconde
puis qui me noie à nouveau
dans la grêle de mots muets

La roue tourne et
tu n'as su te cacher
Une pluie qui ne cesse
Impair et manque

Je t'ai manqué.

Sylvie Girardot
Ittre le 20/06/2010
Sylvie Girardot
Ittre le 20/06/2010

samedi 12 juin 2010

Les choucas anonymes


Les corbeaux claquent de la langue
te criant...
"Tu es en cours d'exécution, 
l'ignorance dans les yeux, la honte sur ta lèvre. "

Tu te rappelles
Comme tes pas incertains désarticulaient les trottoirs où se mêle la 
pluie à tes hanches instables?

Les corbeaux libres de leur chaine tourmentent les draps de soie,
Les rêves incompris sous le vent, 
La paupière qui pleure ta haine à la nuit saccadée

"Vous me faites mal au fond"

Tu sais
Et tu rêves...

Que ta mère se retire de cette terre invisible où tu erres...où 
tu iras dormir.

"Je serais assez fort, mais je suis plus faible qu'auparavant
La douleur a soufflé sur certaines vérités"

Ton corps vidé sans aile abandonne les oiseaux de mauvaise augure 
sous le son plaintif de ta chair fière
où tu crus. 

Il semble que tu t'es enfui 
Mais le monde ne bouge pas
Et là...encore tu es.

Sylvie Girardot
Hollande le 06/06/2010

lundi 12 avril 2010

Fête dansée


samedi 27 mars 2010

Les dés liés des pénétrables

o.le remous des sources quand s'éclaircissent les lézardes
                                 Une bouilloir où l'eau se
                                  noie comme tes larmes tu
                                   étais aux abois, masqué
                                    perdu dans la profonde
                                     rancoeur de l'homme à
           .Une Prisonnière           face modelée sous le
           .tu t'es échappée           rire tu pleurais ta
           du coeur en pierre           misère de père mué
           tombe de ton père L'          en soldat fort et
           amer qui a soudé tes           sans fortune sur
           doutes a fondu lente           les notes noires
           sans se presser près           que tu jouais en
           de tes souhaits sur           riant. tu manques
           décembre réchauffé.          à ton accordéon ta
           Tu as crié à "tu".          voix s'est retirée,
           poètesse libérée.          sans révérence à ces
                                     absences trop longues
                                    L'amer qui parle de ta
                                   lointaine balade tenant
                                  peut être une main prise
                                aux squelettes des violons
           Je rêve encore ta musique, je rêve encore après
           tout ce temps courant l'univers, volant un seul
           baiser de mon père, un petit bout d'amour juste
           me plaire et déplaire à la vérité qui crève mes
           seuls regrets.je me souviens de toi musicien au
           corps plié, aux longs doigts fous n'osant aimer
           aux yeux bleus délavés qui ne voulaient pleurer
           faisant des miens une fontaine de vers endormis
           Sylvie Girardot     Ittre       le 26 Mars 2010



Ce poème me fut inspiré suite à la lecture du recueil de Valérie Tröndle" Au nom du père" Elle est également l'auteur du titre de ce poème ainsi que le premier vers qu'elle m'a gentillement offert.

vendredi 19 mars 2010

L.A entendu

Muse d'un jour d'une nuit ooooooo rimée sur le mâle entendu
ile chasteté des puits si o     o et rien que le vide rendu
lui donner le vertige mi o       o juste et mi à jour parts
vent violant l'intime à o         o ferrer pour l'infâme de
femmes méprisées front o           o léché des rides figées
gavé par les préjugés o             o lors de l'enfance, le
heurtement comme une o               o menthe trop pâle, l'
ide des portes cris o        o        o massés sur mémoires
lignées irritables o        o o        o meutes détestables
liées aux paroles o        o   o        o mères couchées en
longeant le bras o        o pur o        o voir de ce corps
normal sage fil o        o marié o        o plomb en coeurs
pelés à forces o        o pallier o        o portées sur un
port soutient o        o des reins o        o tinter en son
varié briser o        o son oeil nu o        o teindre puis
tirant sans o        ooooooooooooooooo        o tendre dire
vide tu es o        o marche écorchée o        o vouée à ça
valeurs A o        o mal digéré dirigé o        o menant là
tout des o        ooooooooooooooooooooooo        o prèsents
niés et o        o mettre genoux à terre o        o liés un
visant o        o le sol comme les fleurs o        o visées
lunir o        o la tête penchée priant sa o        o tombe
croc o        o replié sans plus avoir pied o        o tome
cul o        o les cent versets formant dune o        o loi
Mi o        o amant mi démon mi toit tu seras o        o La
L o        o qui dit je suis! maintenant prête o        o A
 o        o a cet A cet M ourlant la vie au pré o        o 
oooooooooo La flamme A grandit, entendre encore!  ooooooooo

jeudi 11 mars 2010

Filon sur filament


Promise sans une soumission
Haletante arrêtée et jurant
Ici jouissant ailleurs sans
L'arme affûtée en son jupon
Où se cache un sourire-sein
Moulant ses hanches blondes
Et son regard espiègle, nue
Narrant sa peau à Gédéon,tu
Epingles ta félidée étoilée
                          ne fleurtes qu'avec le temps
                          et les rides de tes passages
                          même celles à ton corps sage
                          ouvert à tous les vents sont
                          libres de tournoyer, libres,
                          ivres divinement deèsses des
                          hautbois, habile de ce doigt
                          palpant le mal de ta langue
                         haut relief de tes passions 
                        invincibles! Tu es, tu l'es
                       lestée telle les chandelles
                      omettant de se soumettre au
                     moule des champs caressants
                    Et tu pars dans tes chemins
                   n'appartenant qu'à ce désir
                  en murmurant un "je t'aime"
xx    xxxx    xxxx    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xx    xxxx    xxxx    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xx    xxxxxxxxxxxx    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xx    xxxx    xxxx          xxxxxx             xxxxxxx
xx    xxxx    xxxx             xxx     xxxxxxx      xx
xx    xxxx    xxxx              xx    xxxxxx         x
xx    xxxx    xxxx    xxxxxx    xx    xxxx   xxxxxx  x
xx    xxxx    xxxx    xxxxxx    xx    xxxx    xxxxx  x
xx    xxxx    xxxx    xxxxxx    xx    xxxx     xx    x
xx    xxxx    xxxx    xxxxxx    xx    xxxx          xx
xx    xxxx    xxxx    xxxxxx    xx    xxxx    xxxxxxxx
xx    xxxx    xxxx      xx      xx    xxxx   xxxxxx  x
xx    xxxx    xxxxxx          xxxx    xxxxx         xx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx


mardi 9 mars 2010

Et des bans


Gédéon....le désaccord  d'éon
de ton derrière à ton jargon 
pendant tes yeux à leurs plats font
que tu pleurs sur ton balcon
domination de ces fauchtons
qui prisent la grace du héron
qui te bleuissent en proscription

Gédéon, tu sais sourire encore voyons
Accordant ton violon-protestation 
par ton crayon jusqu'à tes intentions
ultra-pression sur leur face de croupion

MAIS

tu es où Gédéon...sorti de ta prison...
rejoindre la prostitution...
rue jet des hontes illusions
ou t'es parti mourir comme un con?

Sylvie Girardot
Ittre le 09/03/2010



lundi 22 février 2010

L'escalavie

Vous demanderai-je 
de faire vivre des statues
les suspendre  à la pluie qui gémit
Est ce la cible du coeur des êtres qui se 
punissent le visage pâle, la fierté démunie?

Vous demanderai-je de lever les rêves enfouis 
raccourcis quand l'odeur et l'antre chambre des 
pierres polies vous fuient et de baisser les yeux 
face au chien hurlant les vagabonds du ciel au paradis?

Vous demanderai-je encore si il s'ennuie? où il vit à se dire 
qui je suis? si les mensonges du pauvre ne sont que des mensonges
ou le songe de ses cris et si je m'en souviendrai? Dites le moi aussi
 
Mais je ne vous ai rien dit                      je viens de te croiser.

Sylvie Girardot                   Ittre                  le 22 février 2010

lundi 15 février 2010

Le cyanure des berges en vrac

Acide  .amertume des couloirs sales
l'asile des tumultes brumeux
laissent les Os pendre comme la mémoire d'un baiser
            U
           B
          L
        I
L'amandE qui fouette la lie des vins égorgés
où l'ambre s'échappe des poignets
rivières trop salées d'un naturel
où l'on oSe l'accent-tué
           U
             R
               V
                 I
aux méandres de teS corridors
hurlant et éloignés des océans de lin 
comme des lumières névrosées
comme des bras morts de peur
comme ces vieux barrages qui s'écroulent
et qui vivent à corps perdus


les berges éclairées, les pieds à découvert
s'échapper sur l'autre rêve 
l'heureux Visage d'en faCe
                       O
                     U
                    R
                  I
            le diRe
dire que la vie a aussi une odeur.

Sylvie Girardot
Ittre le 15/02/2010

samedi 13 février 2010

Le corps du cri

Ramène ces chansons qui tournent
La tête des enfants qui touchent
            enfants             
                    qui         
Rêvent aux fées jouant sur le je
qui n'est pas eux interdits, mal
des heures, du leurre et de l'or
    heures                      
            du                  
coup de minuit où la trêve priée
s'accroche à l'oreille et penser
           à                    
             l'                 
absence de l'enfance qu'il avait
construit pour lui en n'ayant pu
regarder son chemin charmant, vu
         son                    
             chemin           
prince à lui et il avait vieilli
sans voir la vie, sans l'avis de
     voir                       
          là                    
il a grandi jusqu'à l'heure mais
amer il avait obéi au père qu'il
s'était remis, au paradis soumis

Sylvie Girardot
Ittre le 13/02/2010 

vendredi 5 février 2010

Elle a aboyé sur son cercueil

Comme une voleuse, elle est entrée
Des cailloux noirs étaient semés
Suçant les jours les nuits d'absence
de la chienne sans collier

Les poumons sont serrés, écrasés par le temps
quand il pleuvait tout l'temps
tempêtes et méchants
Le chant des prêtres répétant
réputés désertant

Des virgules sont accrochées
comme pour dire "reviens"
viens voir ton grenier
tes larmes séchées de condamnés
tes maux léchés mais mal mouchés.

Les os rouillés au sang voilé
visant les eaux versées
le cœur rayé et chiffonné
papier froissé des brutes,
ces mal friqués

ET

Elle écarte ses cuisses
baise le couvercle du cercueil à crever
frottant sa bave enragée
La chienne s'est repentie.

Sylvie Girardot
Le 05/02/2010

mardi 12 janvier 2010

Monde mouvant les différents éléments

Les méninges qui déménagent sur le trottoir
Des territoires sans abri...des sans soucis
des récits sombres qui s'appuient veilleurs
de nuits profondes, des voiles qui claquent 
d'où s'enfuit le nuage en colombe meurtrie.

je rêve de trêves et de chasse aux fantômes
je marche sur ma taie rayées
comme un voleur de plumes
dépouillé de ses gains
et garni de remords
où je dors

le manège
tourne sans fin et
se morfond de ne voir 
réunis le cygne et le cochon
laissant pendre un pompon argenté
tel un signe guérison du mineur de charbon

Ces sauts d'hier sont encore très présents
prisant parfois les poussières de marchant
qui m'ont menée vers des mirages illusions
le pas narrant l’allure banale en bandant.
Je marche sur les caisses de bourdons d'où
s'écroulera la colère, en vols des pigeons

Sylvie Girardot. 12/01/2010. Ittre

samedi 2 janvier 2010

Assis sans

Assis sans

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