Meli les mots

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jeudi 17 novembre 2011

Cette place que je ne connais pas

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La nuit
Quand le monde est au repos
Tu me trouveras
à cette place que je ne connais pas
sur la lune peut être
où là,
quand les châteaux ne sont que des châteaux.

Dans le ciel ou dans le sable
ce monde imaginaire
que l'on ne veut pas comprendre
tant que la vie circule
dans la paume des mains
ce monde aux airs de lavoirs anciens
faisant de l'ombre aux étoiles.

je serai
plus haut qu'une seule étoile
les yeux rivés sur l'inconnu
où je ne comprends rien,
sans coeur, sans peau et sans cheveux
sans bruit, sans peur
et sans heures de repos.



Pourtant je m'y suis retrouvée
en vie
en douce
Dans la paume de ta main
marchant au ralenti
comme pour ne rien perdre
de cette précieuse source
qui circule dans mes veines.

Sylvie Girardot
Francoulès : 16/11/2011

lundi 29 août 2011

Une fiole d'éther en verre bleu

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Le flou de l’œil
l'emprunte de la nuit
voyage au cœur de mon regard
l'ombre des tourments chantant
sur mon cerveau aux fruits murs
le jus coulant parfois acide
quand le poète pleure son silence presque inaudible


J'écoutais ma plume craquer sur le papier
J'étais un vers d'éther
glissant dans mon gosier assoiffé du monde
où le taire serait un dernier sommeil.

Je matraque
Tu t'attaques
Ils s'attardent

saoulant l'épaisseur du passé
l'ivresse accrochée au trottoir
la goutte d'eau n'étant plus
qu'une seule trace sur ce pavé défait
a en devenir calamar
pour ne rien oublier.

J'écris ce que j'étais hier
ce que je n'ai pas vu
J'écris encore aujourd'hui

le miroir sans teint
la lumière éteinte d'un voyage demi-nu
Le polar de mes paupières affaiblies.

Sylvie Girardot
Ittre le 29/04/2011

lundi 8 août 2011

Don d'un poète inconnu

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Un poète dit:
Mes vers, que vous disent ils?

La pendule s'est arrêtée avant l'heure
blême et douce comme l'eau d'une rivière
blâmée par le vent et l'amour

Un poète pense:
Mes rages, vous parlent elles?

Les murs se sont fendus
sur le bord de mon lit
là où la faune s'est enfuie

Un poète pleure
Mes larmes, vous voient elles?

La chaleur de sons nus
noués dans ses godasses
liant une nuit au drap

Un poète est parti
L'avez vous bien compris

Dans les notes de sa prose
il repose sur vous
vos têtes dans son passé

Sauvages
les cymbales se sont tues
dans la savane de mots
où hurle juste un seul loup
qui use du reste de son ombre
les vers sang froid de son dernier été
le silence à perte de vue.


Sylvie Girardot
Ittre le 7 Août 2011

dimanche 17 juillet 2011

Sans double tours



Je n'aboie après personne d'autre que moi
Comme si j'avais vu un fantôme

J'imagine qu'il a vu ,lui
mes étincelles flotter
Personne d'autre ne sait

Que la clé
scellée à ma raison
à genoux sur mes jouets
de saisons en maisons
elle n'est...


Si tu t'y aventures
Tu verras seulement mon reflet
Dans une immense explosion,
là où il y a le trou
un trou dans ma maison
bouché en illusions
qui l'ont laissée béante

Mais t'ai-je raconté?

Sous les chiffons usés
sous les photos jaunies
sous un voile de mariée

T'ai-je raconté
que j'ai jeté la clé?

Sylvie Girardot
Ittre le 17/07/2011

vendredi 17 juin 2011

A mes parents (A mon père)



Les yeux bloqués sur ses phalanges
Comme un aimant futur amant
Mélodie qui distrait
qui fit de lui le prince
aux doigts longs et charmeurs

Sais tu que tu étais un magicien
Sortant des notes et des sourires
dans sa tête pour les siens
dans la tienne pour les autres.

J'aurais voulu tes bras
J'aurais voulu tes sons
J'aurais voulu...
Dans mon silence d'enfant.

Si j'existe au présent
quand maintenant tu dors
dans tes chemins d'hier
mes pensées sont encore
dans ton accordéon.

Et nous t'avons aimé
chacun
et à notre manière.

Sylvie

mardi 7 juin 2011

Le jouet de tes regards



Nos ennemis, notre corps qui s'enroule
dans le décalage du temps
où l'on croyait encore
à l'immortalité d'une jeunesse magique
où l'on croyait
à nos amours suivant la voie
la voix et les cris


Comprends
combien les jours passent
secouant les girouettes
comme des mots dans ta tête
pour une éolienne de rêve

Comprends
les yeux aux larmes fantomatiques
le chant d'un cygne
sur le fumant d'un lac
quand tu ramais à contre courant

Comprends
tes maux d'enfant
la perte de ton mineur
en mêlant les notes plaquées
sur du vieux papier noir

Comprends moi,
quand je croyais
à mes cris et à ma voix
ma voie suivant l'amour
ma jeunesse magique immortelle
où encore quand je croyais
au temps qui se décale
là où je me suis manquée.

Sylvie Girardot
Ittre le 01/06/2011

jeudi 26 mai 2011

La concession

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Personne ne sait
d'où il vient
où il va
Une moitié de la vie dans ces pages poétiques
aimant des imbéciles, des sages ou bien sa mère


Et c'est une porte qui claque
dans la cervelle caléidoscope
penchée sur une croix
en espérant voir Jésus dire
que prier quand on s'inspire
c'est pire que s'en remettre à Dieu!

Je perce la déchirure des morts trop tôt
je crie l'histoire d'un corbeaux
Juste aujourd'hui face à ma bière

Ecrire en vert
Expier chaque mot
Planter tes fleurs dans mon cerveau
les pieds sur les ragots
La main sur ce cas vaut bien toutes les prières.

Sylvie Girardot
Ittre le 26/05/2011

dimanche 15 mai 2011

Je ne lâche pas les yeux de la route

C'est de ce rêve ...> que naquit la peur de n'être
qu'un
Unique sur la terre froide
où pousse un coquelicot
qui ne sourit pas aux herbes
pas aux lilas il s'est planté
sur le cadavre de mes mots
erreur!

J'ai de ce toit la chaine
encrer ce mois la rime
qui me tire sur les veines
le poème s'en souviendra
comme la Chine
encore!

Je n'avais rien de bien dans
ma traine de reine en forme de coeur
pas de soleil qui termine sa course
ni portes des enfers
d'ailleurs!

j'ai vu
qui a fait ce jeu stupide de la mort
quand tout le monde attend
la vieillesse au menton
se prenant sur la danse des citations
sur la scène de leur corps
mourant!

Je souffle sur les chandelles
en prenant bien le risque de naitre
immortelle et pourtant
C'est de ce rêve...<

Sylvie Girardot
Le 15/05/2011

samedi 7 mai 2011

Les incohérences semblaient évidentes à voir

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C'est la route que j'ai pris à l'endroit
semée d'obstacles incrustés
Est ce que tu penses
Que j'ai le vertige
sur la tige verte du printemps seulement
Les semences retournant se noyer
Probablement un peu plus loin
Sur le mouchoir en fleur de coeur!

Mon ombre cache ce nuage
elle me lève la tête
cherchant encore plus loin ce "i"
"i" le point cherchant ma tête
sous l'ombre de ce l'on
- Voyage ma rumeur d'adolescente 
comme la pluie entre les murs !
- surveille ces jouissances interdites
que je ne partageais pas!

Sous les secousses de mes ancêtres
grands comme le vent
qui, d'une simple caresse
m'emportent dans les scènes
de la jupe du moment

Je suis encore trop fière
et ça me rend aveugle par Maman.

Sylvie Girardot
Ittre le 07/05/2011

samedi 23 avril 2011

Je parlais [C] ton : jamais

Ma langue rythme mon chagrin
Cassant mes veines d'émotion
comme la fleur qui éclate son pollen
au vent des réanimations
bougeant comme la fièvre

Je venais d'ouvrir ma malle aux poèmes
naïvement, j'ai pensé à mes larmes
qui tranchaient à deux mains
ma tête sans voir tes yeux


Les chars balancent la cédille
sous l'impact de ce chant réclamé
comme la source coule de la douche
léchant mes articulations
touchant à mon carcan

Pas possible de compter sur moi
pour avouer que ma peine était là
rapant à coups de lames
tous mes voyages nocturnes
quand je voulais t'embrasser
en te claquant mes souhaits
sans jamais dire un mot.


Sylvie Girardot
Ittre le 23 Avril 2011

mercredi 30 mars 2011

Le chant de mes clochers

Un couloir de silence  où
mes pas me réveillent comme
une douleur sur un mur blanc 

Je suis

lourde comme une haine lourde comme un passé perdu comme un brouillard plié sur le coeur des pauvres et des pierres

mais en courant
J'irai dresser plus haut les clochers déposant ma plume au son de ces clochettes pour qu'elles crèvent mes cris en fanfare les mots tus, tués par ma mémoire grêlés par le vide
Etendre de là haut ces nuits qui me révoltent pour que mes larmes se reposent sur les mousses du ciel quand le temps est trop court
En silence
Je parlerai sur mes carnets de ma poésie prose de mes vers de gris de ce flamant rose à une patte.
Et je rêverai ce sourire quand mes doigts gelés ne sauront plus qu'un jour j'irai le caresser encore. Sylvie Girardot Ittre le 30 Mars 2011

mercredi 9 mars 2011

La fleur à fer de peau

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Des mots sur un trottoir glissant
fait de cailloux qui peinent
comme les ruines banales
comme celles d'un journal.

J'ai fait de ma vie
une tombe de roses
sous les yeux bien trop noirs
d'un brassard que je porte
au silence de ma gorge


A la lampe du plafond
le diable pique mon coeur
ma feuille saigne sa rancoeur
et j'ouvre alors mes vices
à la fleur de ma peau

J'écorche parfois les mots
lorsqu'enfin je m'endors
sur la tombe des roses
de ces hivers meurtris
des renonculacées vivaces
que sont les ancolies.

Sylvie Girardot
Ittre le 09/03/2011

dimanche 20 février 2011

Réflexion du radical

Je serai là dès que je peux
mes maux murmurent encore
ces morceaux de mon dos

et même

     [silence] quand je suis
derrière ma porte close
refermant mes vieux yeux
ces chemins de misère
que le vent claque  sur les murs
de pierres mortes comme un seul monde

Tu pourrais être mon choix
  [involontaire] celui qui m'écoute
à faire l'amour à cette marguerite

Tu pourrais être mon choix
     [se taire] où la colère
enterrée sans le faire 
sa terre est sous les fers 


Pour que tu sois ce choix
de l'âme en solidaire.


Sylviee Girardot
Ittre le 20/02/2011

vendredi 12 novembre 2010

Prenez garde, dit-elle

La peur des solitudes emporte une conscience,
plume danse sur les pas de coton
de votre face en graffitis
comme la pauvre petite loque
trainant à terre sous vos feuilles de papier
qui sourient.

Laissez-moi prendre la chute
prendre le blâme Laissez-moi
marcher pour vous quand vos jambes sont faibles
votre armure, votre bouclier d'os laissez-moi
emporter la douleur
une place à la lumière
votre voie par la nuit la plus foncée
vous, liés à mon égoïsme laissez-moi !

elle vous crayonne en rimes
prévoyant le changement
rougissant tous vos rires
forever pour périr,
fort rêveur vers des cendres
prosant tous les mots tendres
quand tout semble un désastre
sagesse de vos maux sans signification
choisissant l'agonie sans fin
et sans ponctuation.

Sylvie girardot
Ittre le 12/11/2010

mercredi 3 novembre 2010

ماطماطة

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Discret sous le feuillage
l'oasis abreuve le désert
je n'entends rien!
Même nue sous ma peau
A l'ordre de la chose
Telle ouverte au passage
Moi...face à ce coeur qui montre
Apportant le grain jaune
Tous ces regards d'épices
Avides d'un sourire
Les palmes dorment en paix
Kelb... l'oeil aux aguets
grotte de sable, les conteurs d'eau absents
fantôme du ciel protecteur
La demeure
Et cette montagne respire
de ses poumons humains
les souvenirs cachés
ce paysan lointain
qui foulait à dos d'âne
la forme de sa main.


Sylvie Girardot
ماطماطة le 29/10/2010

dimanche 26 septembre 2010

Jeu de danse dans l'O

Couverte rive d'hier amante
la guerre en cheveux corrompus
et les doigts dans ton cou  sérieux,
mes idées en trois lignes
anéantissent le fil de ma toile protectrice
je n'étais pas veuve noire!

Ce cheval fougueux Oculé
comme un travesti aux
folies non passagères
les haines repliées , le corps à demi nu
chuchotant le frisson des mots tus
coulant comme le feu
qui crépite sous le jeu des danses

L'esprit puissant, puisant sur le bas fond
en priant pour ne pas perdre pied.

Le rebond dit des faits c'est lié aux yeux
sans ressentir de culpabilité

Dis moi_______MOI

désordonnant le tabou du nouvel an
us sans limite non décevant
qui restera le toit droit
des valses profondes.

Sylvie Girardot
Ittre le 26/09/2010

lundi 20 septembre 2010

Cher chez l'ange

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Ouvrant la porte où abondent les odeurs nausées
sans poignée ni serrure
L'ange du sot attentif
évoque à lui seul le génie artistique
priant le peuple des fantômes
prison des mémoires béantes
"que lettres à blâmer brillent
sur-poétique"

Connaissez-vous l'angoisse ?

Ca sent les chiottes, la décomposition bien avancée
cendres de fer brûlé
où le jus bien macéré
fera office de peau

(Perdre sa virginité fut moins pénible!)

La gueule contre les murs,
on se vautre dans le silence
à psalmodier
"affreuse nuit douce nuit
Croutes véreuses à vos souhaits!"

Baisant votre viande vieillissant au gré des vents
Les couteaux jouissent
l'occultisme vautour allumés en rond
l'oeil aux aguets

Pas de grèves ni de trêve
ça roule ma poule
les pieds dans son fumier.

Sylvie Girardot
Ittre le 21/09/2010

vendredi 17 septembre 2010

A nos tristesses individuelles

le monde ouvre son oeil bleu sur 
la face des têtards et des fêtards 
Ce miroir où sa colère devient noire
Le vice du monde en veau de ville de Rome en première page
gris bouillant sur ma pensée en poésie mal armée

C'est bien moi, comme supportant l'échec du monde 
où j'apporte ma modeste contribution.

Je me lève,
il est là, avec son regard austère de bois, 
la langue pendante, avant et après cherchant mon visage
me rappeler que les écrits sont vaches
qu'ils sont moutonneux, boutonneux et mal rasés;

Suis donc cette autre, celle qui se cache sous les draps
celle qui rêve aux couloirs sombres
l'intellectuel fatigué
téléphonant à la lune
pour obtenir son pardon
en chantant chabada bada pour me faire une bonne raison
de vouloir être moi
vouloir être libre.

Mais la terreur, il me la fournit
me mettant les chaines de l'illusion
et je me jette tête baissée
revisitant mes rides
mes cheveux gris
et la cerne bleue
comme un sous produit de ma face enragée
comme un seul produit qui me broie

Un jour, il faudra bien le contempler
en spectateur, déçu peut être
mais sa certitude c'est bien moi
comme quand le monde ouvre son oeil.

Sylvie girardot
Ittre le 17/09/2010

lundi 23 août 2010

Perdre le négatif

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Où donc mon corps pourrait aller
dans la main du voyage
loin, 
loin partir en boucle
Ivre, revirement ivre
pendue à la corde aimer
mais qui n'existe pas
qui m'appartient,
puisée dans le miroir  du désir
sans jamais voir le teint

Je suis à  Corfou en Corps de cire
fondant sous le poids
fondant en mer froide
pour se donner  aux chandelles de la folie
hurlant je t'aime
l'écho du silence des jouissances

On tourne!

Mon bras aussi long qu'une jambe
Ma langue perdue dans la bande sonore
sonnant le sort et l'accord
Tes reins fous
déchainés, enchainés
au fruit de mon entaille

M'ayant perdue de vue
je te vois.

Sylvie girardot
Ittre le 20/08/2010

mardi 17 août 2010

Les hommes de pierre



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Ces hommes n'avaient comme souci
que de n'être des mufles liés à pierre
posés, immortalisés
leur sexe pendant
le regard vide
les mains ne caressant que du vent

Même quand les chiens pissent à leurs pieds nus
rien ne fit 
Pas un seul "je vous salue Marie"
la peur de perdre un don


Et si ils bougent?
espérant devenir un pont
seront ils maladroits
seront ils encore de marbre
le pire des intempéries?


-Ces géants de granite fragiles sous le chant
des rivières et des vagues
-Ces montagnes sur leurs chevaux qui ne savent plus courir
que dans la mémoire des livres
Ne pas jouir comme le fait un volcan.


Polis, bien polis et bien droits
le regard dirigé vers le ciel
frustrés dans leur cocon artificiel
posés là par un patron
comme la fiente du pigeon
...pollués par le temps

Quand un mendiant sourit!


Sylvie Girardot
Ittre le 17/08/2010



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